Miquel Barceló

  • Au cours des étés 2009 et 2010, contraint par les évènements d'abandonner ses voyages réguliers en pays Dogon, Miquel Barceló choisit d'oublier les rites, rythmes et contraintes de la culture occidentale dans un autre paysage extrême, celui des contreforts de l'Himalaya, des steppes et des montagnes abruptes du Mustang et du Bhoutan, terme d'un trajet commencé à Delhi et poursuivi à travers le Ladakh et le Cachemire.
    Regard aux aguets, curieux de tout, Barceló n'abandonne jamais le crayon, le pinceau, le stylo et l'objectif, cherchant à serrer au plus près émotions et rencontres, quotidien et usages de ces terres lointaines. C'est le résultat de cette équipée que propose le présent ouvrage, rassemblant aquarelles et croquis, pages de carnets et de journaux, photographies de lieux et de personnes - et livrant ainsi la sténographie des enthousiasmes et incidents qui font le prix de toute expérience de l'ailleurs.
    Miquel Barceló est né en 1957 à Majorque. Ses oeuvres ont été exposées au Musée d'Art moderne de New York, au CAPC de Bordeaux, au Musée des Arts Décoratifs de Paris, à la Fondation Maeght de Saint-Paul-de-Vence et dans de nombreuses galeries et musées européens. En 2006, il a achevé les décors intérieurs et les vitraux de la cathédrale de Palma de Majorque. À Genève, il a réalisé la décoration de la coupole de la salle de conférence XX du Palais des Nations.
    De lui, les Éditions Gallimard ont déjà publié Carnets d'Afrique (Le Promeneur, 2003).

  • Carnets d'afrique

    Miquel Barceló

    Le désir d'ailleurs, la nécessité de s'installer au coeur des paysages et des cultures les plus divers semblent essentiels à la vie autant qu'à l'art de miquel barcelo.
    Considéré aujourd'hui comme un des artistes les plus importants de son époque, il entame une trajectoire fulgurante, dans les années soixante-dix, en quittant l'île de majorque pour barcelone, paris, naples, rome ou new york. il découvre l'afrique en 1988, parcourant le mali, le sénégal et le burkina faso : elle devient, avec paris et majorque, un des lieux fondamentaux de sa création, et le but de séjours fréquents.
    Gao, ségou, gogoh, au pays dogon : lieux où la vie n'a, par la force des choses, et des éléments, rien d'ordinaire, lieux de retraite, c'est-à-dire de confrontation avec soi-même comme avec le monde. c'est que l'affrontement est au coeur de la peinture de barcelo : réalité qu'il faut véritablement arracher, disputer au désordre de la vie, à la résistance des matériaux, à la luxuriance aussi fascinante que redoutable de la nature.
    C'est le récit, ou le livre de raison, de cette expérience que barcelo donne ici pour la première fois dans son intégralité. le désir, la lecture, les maladies et les blessures physiques, les doutes, les risques, les affres et les quelques moments de certitude ou d'enthousiasme de la création en sont la matière. voici donc des carnets écrits le dos tourné au vent, ou à même le sol de terre battue, les pages voilées de sable ou dévorées par les termites, l'encre et la couleur séchées par la chaleur asphyxiante.
    Ils offrent, avec une intransigeance et une lucidité remarquables, la relation d'une traversée où l'oeuvre est l'expression presque organique de la vie, dans les tourbillons d'une poussière venue du désert et un paysage où la lumière même semble devenue tangible.

    1 autre édition :

  • Miquel barcelo /anglais Nouv.

  • Depuis 2010, l'artiste espagnol Miquel Barcelo développe avec sa mère une oeuvre collaborative, peignant sur une nappe tout un univers marin que sur lequel elle repasse ensuite en broderie. Ce livre retrace l'histoire de cette oeuvre singulière, issue d'une relation filiale forte et d'une tradition créative ancrée dans la culture espagnole.

  • « J'ai lu La Métamorphose à l'âge de 13 ou 14 ans d'un trait, la nuit. Peut-être même deux fois de suite, comme j'avais l'habitude de faire parfois. Le jour d'après, en rentrant de l'école, j'ai trouvé ma mère en train de pleurer en le lisant, alors que je l'avais trouvé drôle et troublant. Ma mère pleurait à l'idée que j'avais lu ÇA. Je l'ai ensuite relu plusieurs fois. Peut-être à chaque décennie. Je le considère comme une sorte de comique essentiel et moderne (tel Cervantès). Plus les années et les évènements passent, plus je trouve Franz Kafka pertinent, avec cet humour qu'on disait juif mais qui est une forme très ancienne d'humanisme... désespoir cosmique... Métamorphose: changement. Le seul qui ne change pas est Gregor Samsa, il maigrit peut-être, mais il reste le même du réveil jusqu'à la fin. Autour de lui tout se transforme. Son père, sa mère, sa petite soeur ! Après lecture, on prend conscience de quelque chose qu'on avait oublié depuis longtemps, que l'on savait déjà. » Miquel Barceló

  • Depuis quelques années, Miquel Barceló a fait de la céramique son domaine de recherche et de création privilégié. Il ne s'agit pour lui ni d'une idée nouvelle ni d'une pratique récente. Par la céramique, Miquel Barceló se rattache à une tradition sans âge, mais aussi à une filiation récente, celle de deux artistes dans la lignée desquels il se plaît à s'inscrire : Picasso et Miró, deux maîtres de l'art moderne qui ont tenu l'art de la céramique en très haute estime.
    Barceló commence à s'intéresser à la céramique dans les années 1990, lors de voyages en Afrique dans le pays dogon. De retour à Majorque, il poursuit un apprentissage technique auprès de Jeroni Ginard, qu'il parfait encore dans l'atelier d'Armelle et Hugo Jakubec près d'Angers ; des années de formation et de recherche, jusqu'à la création dans des ateliers napolitains du manteau de terre cuite de la chapelle de la cathédrale de Palma de Majorque (2007), chef-d'oeuvre qui le place définitivement parmi les plus grands artistes.
    L'exposition et le catalogue qui l'accompagne présentent l'oeuvre récente de Miquel Barceló dans le domaine de la céramique. Réalisés à Majorque dans une ancienne tuilerie-briqueterie transformée en atelier, les récipients de terre cuite sont accidentés, entrechoqués ou perturbés par l'intervention plus ou moins brutale de briques venues s'encastrer dans l'argile encore fraîche, humanisant en quelque sorte ces formes trop familières. L'autoportrait est un thème récurrent : yeux et bouche gravés dans l'engobe de vases et d'amphores aux formes héritées de l'Antiquité ; crânes et têtes évoquant explicitement l'idée de vanité, présente comme toujours chez Barceló. Celle-ci se retrouve aussi dans les fractures, fêlures, boursouflures, toutes sortes d'accidents subis par la terre avant ou pendant la cuisson. Outre les autoportraits, il y a là des émanations du règne animal ou végétal. Les briques viennent également les perturber, les habiter, les fracasser. Des boutons de rose s'y épanouissent, des poissons vivent et se fossilisent, des briques forment de secrètes cavités. Ces pièces spectaculaires doivent leur présence autant à leur apparente fragilité qu'à la force de vie, au combat, au drame qu'elles accueillent.
    Tous les thèmes de Barceló sont présents dans son oeuvre céramique. Le passage du temps et la mort s'y expriment de la façon la plus fragile et la plus durable.

  • Pour fêter ses dix ans d'activité muséale, la Collection Lambert en Avignon organise dans trois lieux historiques de la cité papale une exposition estivale consacrée à l'oeuvre foisonnante et protéiforme de Miquel Barceló, artiste catalan partageant sa vie entre Paris, sa Majorque natale et le Mali des Dogons. Catalogue de l'exposition, le présent ouvrage présentera un ensemble d'oeuvres de l'artistes des années 2000, dont la plupart n'ont jamais été montrées, essentiellement des peintures, des grandes oeuvres sur papier et une sélection des célèbres carnets de voyage.

  • Pour fêter ses dix ans d'activité muséale, la Collection Lambert en Avignon organise dans trois lieux historiques de la cité papale une exposition estivale consacrée à l'oeuvre foisonnante et protéiforme de Miquel Barceló, artiste catalan partageant sa vie entre Paris, sa Majorque natale et le Mali des Dogons. Catalogue de l'exposition, le présent ouvrage présente un ensemble d'oeuvres de l'artistes des années 2000, dont la plupart n'ont jamais été montrées, essentiellement des peintures, des grandes oeuvres sur papier et une sélection des célèbres carnets de voyage.

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