Yukio Mishima

  • Dans le Japon des années 1930 et 1940, au milieu de désastres sans précédent, Kochan lutte contre ses pulsions. Dans la rue, il est attiré par les matelots et les petits voyous, et à l'école par un camarade de classe dont l'assurance et le charme le subjuguent. Comment être homosexuel dans une société conformiste ? De l'enfance à l'âge adulte, ce jeune bourgeois va se fabriquer un masque social qu'il porte chaque jour aux yeux du monde. Il tente à tout prix de se conformer à ce qu'il croit être la norme du désir. Mais cette comédie de l'hétérosexualité ne saurait le duper éternellement, et pour ne plus trahir son être profond, il devra trouver la force de regarder en face cette attirance qui le consume, et apprendre, enfin, à vivre en paix avec lui-même. Véritable diamant brut, ce premier roman autobiographique de Mishima marque la naissance d'un grand écrivain. À travers un style flamboyant et d'une grande justesse, ce récit torturé questionne la frustration du désir, les vertiges de l'adolescence, la normalité et l'immoralité.

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  • Le pavillon d'or

    Yukio Mishima

    « Sans rien changer à sa pose parfaitement protocolaire, la femme, tout à coup, ouvrit le col de son kimono. Mon oreille percevait presque le crissement de la soie frottée par l'envers raide de la ceinture. Deux seins de neige apparurent. Je retins mon souffle. Elle prit dans ses mains l'une des blanches et opulentes mamelles et je crus voir qu'elle se mettait à la pétrir. L'officier, toujours agenouillé devant sa compagne, tendit la tasse d'un noir profond.
    Sans prétendre l'avoir, à la lettre, vu, j'eus du moins la sensation nette, comme si cela se fût déroulé sous mes yeux, du lait blanc et tiède giclant dans le thé dont l'écume verdâtre emplissait la tasse sombre - s'y apaisant bientôt en ne laissant plus traîner à la surface que de petites taches -, de la face tranquille du breuvage troublé par la mousse laiteuse. »

  • « Je propose une vie à vendre. À utiliser à votre guise. Homme, 27 ans. Confidentialité garantie. Aucune complication à craindre. » Lorsque Hanio Yamada rate son suicide, il décide de mettre sa vie en vente au plus offrant dans un journal local de Tôkyô. Le premier acheteur ne se fait pas attendre et entraîne ce héros involontaire dans une course folle au coeur d'un monde de gangsters sanguinaires, d'espions et de contre-espions, de potions hallucinatoires, de femmevampire, de carottes empoisonnées, de junkie désespérée et d'explosif artisanal. Alors que les cadavres se multiplient autour d'Hanio, celuici demeure miraculeusement vivant et se demande comment enrayer cette machine infernale. La vie aurait-elle finalement une valeur à ses yeux, et serait-il enfin prêt à en payer le prix ?
    Dans cette parodie jubilatoire de roman policier, Yukio Mishima subvertit également les codes de l'espionnage et dévoile une facette méconnue de sa personnalité d'écrivain. « Roman d'aventures psychédélique » et méditation cynique et saisissante sur la mort et la morale, Vie à vendre révèle la maîtrise exceptionnelle d'une écriture capable de faire accepter toutes les invraisemblances. Un coup de maître littéraire resté jusqu'à ce jour inédit en France .

  • Deux jeunes amants vivent leurs amours surannées au temps où le japon tente d'assimiler les modes d'un occident, alors que la belle epoque jette ses derniers feux.
    Les deux protagonistes, kiyoaki matsugae et satoko ayakura, appartiennent, lui, à l'aristocratie issue des récentes transformations politiques de l'ère meiji, elle, à une antique famille de noblesse de cour.
    Prisonniers des méandres de leur propre personnage, leur passion côtoie le déshonneur, vouée à l'échec tragique.

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  • Un vieil écrivain, Shunsuké, est fasciné par la beauté exceptionnelle de Yûichi, un jeune homosexuel. Shunsuké, dont l'oeuvre est connue, mais déjà achevée, a consacré toute sa vie à l'esprit et à la création.
    En Yûichi, c'est la liberté du corps, l'esthétique réduite à sa pure apparence physique et à la jouissance immédiate, que le romancier découvre. Yûichi, conscient de sa sexualité, hésite à épouser Yasuko, dont l'écrivain est amoureux. Il se confie au vieillard qui, au terme d'un pacte diabolique, l'incite à se marier. Shunsuké pourra dès lors manipuler le jeune homme comme une marionnette, comme un personnage incarné d'un roman qu'il n'écrira jamais. Sa misogynie déclarée, sa rancoeur à l'égard des femmes qui l'ont fait souffrir durant toute sa vie trouvent ainsi un cruel assouvissement. Mais c'est compter sans l'intervention d'autres manipulateurs et surtout croire qu'il peut lui-même échapper à la séduction de Yûichi.Rédigé entre 1950 et 1953, Les amours interdites décrit avec audace et sincérité l'univers homosexuel du Tôkyô d'après-guerre. Mais c'est surtout le roman où Mishima entreprend d'exposer sans fard sa conception de la sexualité, des rapports familiaux et sociaux, et ses théories esthétiques et philosophiques. À propos des Amours interdites, l'auteur devait écrire : «J'ai formé le projet insolent de transformer mon tempérament en un roman et d'ensevelir le premier dans le second.»

  • Noboru, garçon de treize ans, surprend les amours de sa mère, une jeune veuve, avec un officier de la marine marchande, ryüji.
    Noboru fait partie d'une bande de garçons qui se veulent durs. ils prennent d'abord le marin pour un héros. quand ils découvrent qu'il n'est qu'un brave homme, affectueux et honnête, ils décident d'en finir avec lui et commencent à procéder sur un chat à l'horrible sacrifice qu'ils ont décidé d'accomplir...

  • La Mer de la fertilité, testament littéraire de Mishima, réunit quatre romans qui couvrent l'histoire du Japon de 1912 à 1970, sur quatre générations : Neige de printemps, Chevaux échappés, Le temple de l'Aube et L'Ange en décomposition.
    «"Et pouvez-vous dire avec certitude que, tous les deux, nous nous sommes déjà rencontrés ?
    - Je suis venu ici il y a soixante ans.
    - La mémoire est comme un miroir fantôme. Il arrive qu'elle montre des choses trop lointaines pour qu'on les voie, et elle les montre parfois comme si elles étaient présentes.
    - Mais si, dès le commencement, il n'y avait pas Kiyoaki..." Honda tâtonnait à travers un brouillard. Cet entretien ici, avec l'abbesse, semblait à moitié un rêve. Il parlait à haute voix, comme pour recouvrer le moi qui s'éloignait comme les traces d'une haleine à la surface d'un plateau de laque. "S'il n'y avait pas Kiyoaki, il n'y a pas eu non plus Isao. Il n'y eut pas Ying Chan, et - qui sait - peut-être n'y a-t-il pas eu moi." Pour la première fois, il y avait de la force dans les yeux de l'abbesse. "Cela aussi est tel que dans le coeur de chacun."» Yukio Mishima, L'Ange en décomposition, chap. 30.

  • Dans le " bric-à-brac " de la société japonaise des années 60, les fantômes des ci-devant aristocrates hésitent encore à danser avec les premiers parvenus du miracle économique.
    Les rues sont pleines de jeunes filles qui n'en sont plus, de petits jeunes gens détestables dévorés de paresseuses ambitions... comment vivre, lorsque - comme le diamant de trois carats que l'on porte au doigt - on a été taillée dans une autre époqueoe la chair, soudain révélée, pourrait-elle faire disparaître ce désert que l'héroïne du roman voit s'étendre aux confins de sa brillante réussite sociale?

  • Le soleil et l'acier est la seule confidence que nous ait laissée Yukio Mishima sur sa formation : comment il a découvert, tardivement, la vie du corps, et par elle une vie nouvelle de l'esprit. Il établit une étrange opposition entre le pouvoir corrosif du langage et le pouvoir constructif du soleil et de l'acier. En même temps, c'est pour offrir à la mort, bien suprême et suprême tentation, un objet digne d'elle qu'il s'astreint à l'ascèse d'un entraînement physique. Cette démarche essentiellement romantique n'a rien à voir avec le principe grec d'une âme saine dans un corps sain, mais débouche sur le suicide rituel, qui fut en effet accompli par Mishima, en public, en novembre 1970.
    Le soleil et l'acier constitue un testament spirituel qui éclaire d'un jour insolite toute l'oeuvre du grand écrivain japonais.

  • La musique

    Yukio Mishima

    Reiko " n'entend plus la musique ", autrement dit, elle est incapable d'éprouver du plaisir sexuel.
    Le docteur shiomi nous conte son histoire et nous entraîne, avec une joie non dissimulée, dans les chausse-trapes de l'univers mental de la jeune mythomane. de mensonges en coups de théâtre, dans une perspective en trompe l'oeil où les situations les plus tragiques sont passées au filtre d'une subtile ironie, l'écrivain nous mène par le bout du nez, comme le fait reiko avec son trop crédule analyste.
    Au dénouement, à l'instant où, la vérité s'étant dévoilée, l'on va refermer le livre, on aura aussi découvert un autre masque de mishima : celui de l'écrivain capable de rire - surtout de ses propres obsessions - et de divertir son lecteur avec des sujets graves, et qui pour ce faire n'hésite pas à recourir à un suspense de roman policier et à un ton parodique jusque-là absent de son oeuvre.

  • Voici que s'achève, avec ce volume, le cycle de quatre romans " la mer de la fertilité ", l'oeuvre maîtresse oú, avant de se donner la mort, yukio mishima confiait avoir voulu mettre " tout ce qu'il avait à dire ".

    Ecrit durant les mois oú l'auteur s'attacher à régler le détail de son seppuku (le suicide rituel), on trouve ici rassemblés les thèmes majeurs qui ont fourni sa trame à la tétralogie : sens et déclin des idéaux chevaleresques du japon des samouraïs, l'être et la conscience dans la spéculation boudhiste, la beauté absolue, accessible seulement à travers la mort.
    Mais, en croyant reconnaître chez toru, l'adolescent qu'il adopte au seuil des années soixante, la réincarnation de kiyoaki, isao et ying chan, honda ne s'est-il pas trompé ? un ultime épisode nous le montre, accablé de vieillesse et de souci, allant enfin revoir, dans son monastère, pour l'interroger, celle qui fut jadis l'héroïne de neige de printemps aux côtés de kiyoaki.

    A chacun de découvrir, sous les réponses de l'abbesse, l'explication dernière des existences individuelles, sont les péripéties alléguées s'écoulent tandis que la paix des midis rayonnants s'épand sur le jardin.

  • Japon 1932.
    Le juge shigekundi honda, spécialisé dans le droit criminel, a maintenant trente-huit ans. il se trouve conduit à reconnaître en isao la réincarnation de son ami d'enfance kiyoaki, héros tragique de neige de printemps. idéaliste imbu de vertu patriotique, isao reprend de restaurer l'esprit samouraï. il part en croisade contre les corrompus qui, à la tête des trusts et des cartels, fondent leur fortune et leur puissance politique sur le chômage et l misère.
    Aucune trahison, d'où quelle vienne (son propre père, son amie maliko, les, militaires...), n'entame la pureté d'isao. il l'a préservera jusqu'au seppuku - suicide rituel auquel s'est livré lui-même mishima, et où malraux voyait un moyen, pour l'homme, de " posséder sa mort ".

  • Troisième volume de la tétralogie «La mer de la fertilité», Le temple de l'aube est la suite chronologique de Neige de printemps et de Chevaux échappés.
    À l'évocation du Japon ancestral dans le premier roman, puis, dans le deuxième, des agitations politico-militaires de l'entre-deux-guerres, succède ici la peinture de la société nouvelle qu'engendre la défaite, suivie de l'occupation américaine.

    Le lecteur retrouve les personnages familiers de cette saga japonaise dont le fil conducteur reste le souvenir de Kiyoaki, mort d'amour à la fleur de l'âge, et d'Isao, le jeune conspirateur fanatique, réincarnés en l'énigmatique et voluptueuse princesse siamoise Ying Chan.

    Devenu personnage principal, un Honda enrichi et vieillissant poursuit ses étranges pérégrinations, tant réelles qu'imaginaires.
    Yukio Mishima excelle à décrire la complexité des esprits et des moeurs, à mettre en scène les décors éblouissants des tropiques, à évoquer l'aspect monstrueux des mégapoles de l'après-guerre.

  • De l'univers des geishas aux rites sacrificiels des samouraïs, de la cérémonie du thé à la boutique d'un antiquaire, Mishima explore toutes les facettes d'un japon mythique, entre légende et tradition. D'une nouvelle à l'autre, les situations tendrement ironiques côtoient les drames les plus tragiques : que ce soit la jolie danseuse qui remet du rouge à lèvres après avoir renoncé à se défigurer avec de l'acide en souvenir de son amant, Masako, désespérée, qui voit son rêve le plus cher lui échapper, ou l'épouse qui se saisit du poignard avec lequel son mari vient de se transpercer la gorge...
    Quelques textes étonnants pour découvrir toute la diversité et l'originalité du grand écrivain japonais.

  • Les sept nouvelles de Mishima rassemblées ici ont été publiées entre 1946 et 1965. Tout ouvrant une large période de la création littéraire de l'auteur, elles présentent cependant une étonnante unité autour du thème de l'amour.
    Si la description de l'éveil d'un jeune garçon à la beauté de la nature et à l'amour dans un paysage magique de bord de mer nous frappe par son romantisme exalté - « Une histoire sur un promontoire » est écrite alors que l'auteur n'a pas encore vingt ans -, nous retrouvons dans « Une matinée d'amour pur » - récit d'un couple vieillissant qui cherche à entretenir son amour par des jeux érotiques pervers - le cynisme parfois très noir et l'interrogation sur la sexualité qui caractérisent toute l'oeuvre de Mishima. Ces deux nouvelles encadrent cinq autres textes où ces mêmes thèmes apparaissent dans des récits toujours très maîtrisés.
    Le présent recueil donne donc un éclairage original de l'oeuvre de Mishima et constitue un complément indispensable pour tout lecteur français qui s'intéresse au grand romancier japonais.

  • Dans le Japon des années 1930 et 1940, au milieu de désastres sans précédent, Kochan lutte contre ses pulsions. À l'école, la fascination qu'il éprouve pour un jeune camarade se mue en attirance sexuelle. Comment être homosexuel dans une société conformiste ? Kochan devra-t-il renoncer à lui-même et porter un masque toute sa vie ? Dans ce roman d'inspiration autobiographique, Mishima nous offre un récit torturé sur la frustration du désir.

  • La mort en ete

    Yukio Mishima

    Ces dix nouvelles reflètent à la fois la diversité des talents de Mishima - art du détail comme du développement thématique, art de la description comme de l'ellipse - et la diversité des univers qu'il pénètre. Les hommes d'affaires et leurs épouses, les geishas, les gens du peuple, les acteurs du kabuki, le vieux prêtre du temple de Shiga et les soldats finissent par composer un Japon moderne en butte à ses traditions séculaires. Et tout est là : l'amour vénal, l'amour sublime et sacrilège ; la perversion des femmes et du monde de l'argent ; les superstitions et le sens du sacré ; la mort. La mort accidentelle des enfants. Celle, attendue, d'un vieillard. La mort rituelle, choisie pour l'honneur - ce seppuku que Mishima a exécuté sur lui-même.

  • Papillon

    Yukio Mishima

    Extraordinaire interprète de l'opéra de Puccini Madame Butterfly, la cantatrice Tamaki Miura donne ce soir un dernier récital bouleversant. Parmi les spectateurs, Kiyohara se remémore un autre récital, vingt ans plus tôt, à la Scala, auquel il assista avec la jeune Hanako.
    Dans ces deux nouvelles sobres et émouvantes, le grand romancier japonais explore différentes facettes de l'amour et de ses tourments.

  • Une soif d'amour

    Yukio Mishima

    La jeune veuve etsuko est amoureuse d'un domestique de la maison de son beau-père yakichi, chez qui elle vit.
    Ses beaux-frères, belles-soeurs et leurs enfants vivent sous le toit de l'ancêtre, qui est devenu l'amant d'etsuko.
    Une nuit, etsuko donne rendez-vous au garçon qu'elle désire. comprenant enfin ce qu'elle veut, il se jette sur elle. elle perd connaissance. quand elle revient à elle, il s'enfuit. elle le poursuit, le rattrape, le frappe d'un coup de houe et le tue - yakichi était là.
    Roman d'une grande force sournoise, obscure et nerveuse, cette oeuvre est une peinture d'une passion bridée par un milieu, mais qui finit par tout consumer.

  • Un jour de novembre 1970, yukio mishima, à peine âgé de quarante-cinq ans, se donnait la mort selon le rituel samouraï au quartier général des forces japonaises.
    Ce geste, qui bouleversa les japonais et étonna le monde entier, donnait toute sa portée tragique à une existence qui s'était voulue résolument " anachronique ". trois ans plus tôt, mishima avait livré l'une des clefs essentielles à la compréhension de ses choix de vie en publiant un essai consacré au hagakuré, ouvrage composé au xviiie siècle par un samouraï retiré du monde pour méditer sur la " voie du samouraï ".
    Le hagakuré, livre maudit du japon de l'après-guerre, est pour mishima l'oeuvre qui a donné un sens à sa vie, et son auteur, jôchô yamamoto, est une sorte de frère d'armes spirituel. à plus de deux siècles de distance, ce qui unit ces deux esprits, c'est d'abord une philosophie de la vie comme déploiement de l'énergie intime de l'individu et, plus encore peut-être, une philosophie de la mort : " la voie du samouraï, c'est la mort.
    " mais c'est aussi et surtout une commune protestation contre leur époque. la critique acerbe et souvent truculente que jôchô adresse au japon pacifique et prospère des tokugawa, mishima la fait sienne et l'applique, trait pour trait, au japon pacifique et prospère de la seconde moitié du xxe siècle. ce livre fait entendre ensemble par-delà l'histoire deux voix profondément pessimistes qui exaltent avec la même ardeur désespérée " l'utopie " éthique des samouraïs.

  • Martyre / ken

    Yukio Mishima

    Comment qualifier les sentiments ambigus qu'éprouvent l'un pour l'autre Hatakeyama et Watari ? Les deux adolescents hésitent entre haine, désir, fascination et cruauté. Jusqu'où leurs jeux troubles peuvent-ils les conduire ?
    L'équipe de kendô a pour capitaine Jirô, l'un des meilleurs sabres (ken) du Japon. Tous lui envient sa force, sa beauté et son talent. Lorsque le club part faire un stage d'une dizaine de jours, les ambitions et les rivalités entre les membres de l'équipe s'exacerbent...
    Deux nouvelles raffinées et cruelles qui mettent en scène des adolescents à la sexualité trouble.

  • Kazu, propriétaire d'un grand restaurant de tokyo, a gardé, malgré la cinquantaine, une grande beauté.
    Sa clientèle se compose des personnalités les plus variées. a l'occasion d'un banquet, kazu fait la connaissance d'un ancien ministre, noguchi. elle, qui se croyait à l'abri des aventures amoureuses, finit par l'épouser. mais, entre l'intellectuel idéaliste et la femme d'affaires, pratique et indépendante, la vie conjugale va faire apparaître d'insolubles conflits.

  • C'est en lisant "la vie du marquis de sade" de tatsuhiko shibusawa que pour moi, en tant qu'écrivain, se posa l'énigme de comprendre comment la marquise de sade, qui avait montré tant de fidélité à son mari pendant ses longs emprisonnements, a pu l'abandonner juste au moment oú il retrouvait enfin la liberté.
    Telle énigme a servi de point de départ à ma pièce, en laquelle on peut voir une tentative de fournir au problème une solution logique. j'ai eu l'impression de quelque chose de fort vrai en même temps que de fort peu intelligible paraissait derrière l'énigme, et j'ai voulu considérer sade dans ce système de références. il est peut-être singulier qu'un japonais ait écrit une pièce de théâtre sur un argument français.
    La raison en est que je souhaitais employer à rebours les talents que les comédiens de chez nous ont acquis en représentant des pièces traduites de langues étrangères.

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